L’aiguille Céleste

Lieu : Lyon 8ème – Hotel le Lumière

Avec le professeur Gérard Edde

Lyon 17/18 Février 2019

Méthode taoïste de digitopuncture

Que signifie le terme « aiguille céleste » dans l’énergétique taoïste ? Il s’agit en fait d’un une métaphore destinée à décrire l’action essentielle de la mobilisation du Qi dans le traitement ou l’auto-traitement des portes de Jade (les points d’acupuncture et de digitopuncture) selon les règles du Qigong. C’est à dire :

  • Reconnaitre les points à traiter par la perception tactile et non seulement par la connaissance livresque.
  • Utiliser la respiration, la visualisation (Yi Zi) et un sceau énergique (Mudra…) pour renforcer l’action énergétique vers le majeur.
  • Utilisation ou non de l’intention ou au contraire abandon de la volonté dans le non-agir (Wuwei).
  • Application de formules traditionnels de points selon une philosophie énergétique basée sur les connaissances ancestrales et orales et non par une connaissance académique (MTC).

Fondements pratiques de la méthode

• La méthode de base (utilisation du majeur et de l’index)

• La respiration spécifique

• L’entrainement de base (Qigong)

Applications pratiques

• Application de tonification générale sur le point Zusanli

• Application sur les points des 3 zones essentielles : Yintang, Taiyang et Wangu

• Application sur la méthode taoïste des 5 portes (points Yuan)

Evaluation rapide des énergies

Le contrôle des énergies par les pouls s’avère difficile et aléatoire pour beaucoup… De plus différentes écoles proposent des conclusions parfois contradictoires. C’est pourquoi les taoïstes en plus de simplifier la prise des pouls traditionnelle propose différents moyens plus abordables :

  1. L’étude taoïste de la langue : en particulier la ligne centrale sur la langue et les cinq zones énergétiques.
  2. Et la palpation directe et simplifiée de l’abdomen et du cou.

Ces deux méthodes seront abordées en relation avec le sujet et la choix des points énergétique à traiter.

Origines de la méthode : Monts Lao au Sud de la Chine (Alchimiste et thérapeute taoïste Ge Hong)

Applications moderne :digitopuncture taoïste, l’aiguille volante en acupuncture

Livre de référence : ABC de médecine Energétiqur Editions Granchet Gérard Edde 2017

Renseignements : http://www.dragonceleste.fr

L’alchimiste Gehong 葛洪 (284-364)

Alchimiste, méditant, philosophe et guerrier

I l est l’auteur du célèbre Bao Pu Zi Nei Pian 抱朴⼦子内篇 constitué de vingt chapitres décrivant la destinée humaine (Ming) et la relation entre l’être humain et les forces de l’univers.

Le Qi y est considéré comme la force fondatrice et essentielle du vivant.

L’esprit et la forme (Xingshen) sont intimement liés, tant au cœur la physiologie qu’au fort de la voie spirituelle, et sa dégradation conduit à la mort.

L’être humain peut imiter les changements de la nature et améliorer ainsi sa condition.

« La matière provient de l’immatériel » : montrant son opposition au matérialisme.

Il décrit le mouvement du Qi comme une spirale évolutive.

Gehong considère que si l’énergie originelle (Yuan Qi) est forte et bien entretenue, la maladie ne peut s’installer.

En plus d’une soixantaine d’autres publications dont la plupart ont aujourd’hui disparues. On considère qu’il identifia les maladies suivantes : hépatite, jaunisse, variole et la tuberculose.

Il combattit les médecins qui utilisaient uniquement les charmes magiques.

Gehong ,dans sa vision taoïste de la médecine énergétique prend en considération des facteurs suivants :

  • Influences extérieures (Feng Shui , cycles énergétiques etc…) classifiées comme « influences célestes.
  • Empreinte de la « destinée» (Ming).
  • Existence de forces subtiles non visible aux humains.
  • Conséquences des actes (De ou « vertu »).
  • Influences spirituelles.

Le travail de guérison en profondeur s’effectue selon lui sur deux plans :

  1. Xing ⾏ le comportement vis-à-vis des autres humains
  2. Gong 功 La culture de la réalisation spirituelle

« Tous ceux qui désirent étudier le grand Tao doivent commencer par étudier la médecine et l’énergétique traditionnelle »

Gehong rédigea une soixantaine de traités sur divers sujets (astronomie, astrologie, phytothérapie, alchimie…) dont la plupart ont aujourd’hui disparu. Par exemple il exposa les propriétés thérapeutiques de certains aliments ordinaires tel le radis pour l’asthme et la toux.

Il décrivait les mouvements d’entretien énergétique employant le mot : Daoyin. Ce mot ancien contient l’essence de la pratique, mais il n’est pas simple à comprendre et à traduire.

La première partie de l’idéogramme, le caractère Dao représente le chemin, ou plus précisément la voie de la découverte de soi et de l’éveil. La caractère Dao contient le radical Mu qui représente les yeux et phonétiquement associé au fait de voir les choses différemment. De regarder les circonstances de la vie dans lesquelles on se trouve face à notre destin. Gehong considère ainsi l’exercice énergétique comme une initiation pour retrouver le chemin vers sa propre nature. Ainsi, dès l’Antiquité, les Chinois taoïstes développèrent un ensemble de méthodes et de pratiques permettant de « nourrir la vie » (Yangsheng) et d’éviter la maladie. Tous vantent la pratique des Daoyin et sont considérés comme de grands pratiquants des arts énergétiques. Les taoïstes étudient des méthodes, souvent secrètement, pour prolonger la vie et gagner l’illumination spirituelle .

Dans son Baopuzi Gehong écrit :

« Bien que prendre des médications puisse aider à vivre longtemps, un effet plus rapide peut être obtenu par les exercices de respirations énergétiques (Tiao Xi). La quintessence de ces exercices permet de vivre cent ans. Il n’est rien dans cet univers qui ne doive la vie au Qi, c’est pourquoi l’on doit pratiquer le renforcement intérieur par les exercices énergétiques de manière à dominer les forces extérieures. »

Gehong abandonna progressa progressivement l’alchimie opérative (on disait qu’il savait transformer les métaux grossiers en or) pour pratiquer l’alchimie interne (Neidan) et la méditation dans plusieurs ermitages isolés. Sa tombe, dans le sud de la Chine est toujours visitée avec un grand respect.

Gérard Edde – Traité de Qigong – Editions Dangles – Collection Référence

http://www.dragonceleste.fr

L’alchimiste Gehong 葛洪

Extraits :

L’alchimiste Gehong 葛洪 (284-364)

Il est l’auteur du célèbre Bao Pu Zi Nei Pian 抱朴⼦子内篇 constitué de vingt chapitres décrivant la destinée humaine (Ming) et la relation entre l’être humain et les forces de l’univers.

  • Le Qi y est considéré comme la force fondatrice et essentielle du vivant.
  • L’esprit et la forme (Xingshen) sont intimement liés, tant au coeur la physiologie qu’au fort de la voie spirituelle, et sa dégradation conduit à la mort.
  • L’être humain peut imiter les changements de la nature et améliorer ainsi sa condition.
  • « La matière provient de l’immatériel » : montrant son opposition au matérialisme.
  • Il décrit le mouvement du Qi comme une spirale évolutive.
  • Gehong considère que si l’énergie originelle (Yuan Qi) est forte et bien entretenue, la maladie ne peut s’installer.

En plus d’une soixantaine d’autres publications dont la plupart ont aujourd’hui disparues. On considère qu’il identifia les maladies suivantes : hépatite, jaunisse, variole et la tuberculose.

Il combattit les médecins qui utilisaient uniquement les charmes magiques.

Gehong ,dans sa vision taoïste de la médecine énergétique prend en considération des facteurs suivants :

  • Influences extérieures (Feng Shui , cycles énergtéiques etc…) classififiées comme « influences célestes.
  • Empreinte de la « destinée» (Ming).
  • Existence de forces subtiles non visible aux humains.
  • Conséquences des actes (De ou « vertu »).
  • Influences spirituelles.

Le travail de guérison en profondeur s’effectue selon lui sur deux plans :

  • Xing le comportement vis-à-vis des autres humains
  • Gong La culture de la réalisation spirituelle

« Tous ceux qui désirent étudier le grand Tao doivent commencer par étudier la médecine et l’énergétique traditionnelle »

Il décrivait les mouvements d’entretien énergétique employant le mot : Daoyin. Ce mot ancien contient l’essence de la pratique, mais il n’est pas simple à comprendre et à traduire.

La première partie de l’idéogramme, le caractère Dao représente le chemin, ou plus précisément la voie de la découverte de soi et de l’éveil. La caractère Dao contient le radical Mu qui représente les yeux et phonétiquement associé au fait de voir les choses différemment. De regarder les circonstances de la vie dans lesquelles on se trouve face à notre destin. Gehong considère ainsi l’exercice énergétique comme une initiation pour retrouver le chemin vers sa propre nature. Ainsi, dès l’Antiquité, les Chinois taoïstes développèrent un ensemble de méthodes et de pratiques permettant de « nourrir la vie » (Yangsheng) et d’éviter la maladie. Tous vantent la pratique des Daoyin et sont considérés comme de grands pratiquants des arts énergétiques. Les taoïstes étudient des méthodes, souvent secrètement, pour prolonger la vie et gagner l’illumination spirituelle .

Dans son Baopuzi Gehong écrit :

« Bien que prendre des médications puisse aider à vivre longtemps, un effet plus rapide peut être obtenu par les exercices de respirations énergétiques (Tiao Xi). La quintessence de ces exercices permet de vivre cent ans. Il n’est rien dans cet univers qui ne doive la vie au Qi, c’est pourquoi l’on doit pratiquer le renforcement intérieur par les exercices énergétiques de manière à dominer les forces extérieures. »

Gérard Edde – Taité de Qigong – Editions Dangles – Collection Références

http://www.dragonceleste.fr

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