Mis en avant

Dao de jing chapitre 16

Se vider de toutes choses,

Asseoir le cœur afin rester dans le calme infini,

Les 10.000 choses s’élèvent et disparaissent en un mouvement incessant , mais il suffit de contempler le coeur du vide sans intention pour atteindre le Passage Mystérieux.

Toutes choses croissent et fleurissent selon une myriade de variations,

Chacun finira par retourner à la racine même de la naissance et de la mort.

Pour revenir à la source on a besoin d’un calme inébranlable.

Ce n’est qu’en restant dans le calme persistant que la nature innée peut être retrouvée.

Retrouver complètement la nature innée est appelé le calme intérieur naturel (Chang).

Connaître ce calme intérieur s’appelle illumination.

Ne pas connaître Chang et agir aveuglément entraînera un désastre.

Si l’on connait Chang, l’esprit est ouvert.

Avec cet esprit ouvert, le coeur s’ouvre.

Avec l’esprit ouvert on agit comme un héro,

On se rapproche du divin et l’on peut égaler le Ciel,

En égalant le Ciel, on peut accomplir le Tao infini.

Ce n’est qu’en accomplissant le Tao que l’on peut se débarrasser de la mort et de la naissance, qui durent éternellement.

Laozi

(Traduction libre de Gérard Edde selon l’enseignement de Yié Tsaï Yang)

Cf : Le silence du Dragon (Editions Chariot d’Or)

Chang : l’état méditatif naturel stable.

La Passage Mystérieux : le pont entre l’existence et la non-existence situé de manière paradoxale à l’intérieur et à l’extérieur du corps.

Stage Qigong taoïste été Normandie

Qigong des 8 Immortels et des 8 Vaisseaux

Nouveau lieu !

Dans le cadre légendaire de Saint Jean de Thomas (Saint Jean du bout de la mer) Baie du Mont Saint Michel en Normandie 28 – 29 Août 2021

Avec Gérard Edde

L’ouverture par le Qigong des 8 Vaisseaux Extraordinaires incarne une méthode évoluée de l’énergétique chinoise qui prit son essor à partir de la dynastie Song. La tradition taoïste utilise ces vaisseaux par de nombreuses méthodes sans aiguille : aimants, moxas, pierres semi-précieuses, essences végétales etc…

Selon le thérapeute le plus célèbre de la Chine ancienne, Li Shi Zhen, les 8 Vaisseaux Extraordinaires circulent comme de grands flux indépendants et structurels.

  • Transmission de la pratique essentielle taoïste des 8 Vaisseaux. Cette méthode courte mêle habilement :
  • Préparation : ouverture des 7 étoiles (connections articulaires majeures)
  • Qigong des 8 Vaisseaux (8 Immortels) en 4 étapes
  • Méditation assise : Grande Circulation 8 Vaisseaux

Références : Traité de Qigong – Editions Dangles

Fiche d’inscription Pdf (Conditions, tarif, hébergement…) Places limitées

Horaires : Samedi 13h30/18h – Dimanche 9h/12h -14h17h

Livret ou fiches d’étude, reçu et certificat de stage délivrés lors du stage à chaque participant.

Lieu du stage : Centre d’accueil : L’étoile de la Mer Saint Jean le Thomas

Cet espace de pratique est situé dans la baie du Mont St Michel à 800 m de la mer à pied dans un magnifique cadre près de la forêt (vue sur la baie et le Mont). Nous pratiquerons en intérieur (salle) et extérieur (jardin en bordure de forêt).

Résidentiel au centre : Ce centre est très prisé, nous disposons pour ce stage d’un salon et d’un nombre restreint de chambres à double lits (douche/sanitaire) dotée d’ une très belle vue sur la baie.

Plus d’infos :

http://yinetor.com/styled-11/styled-19/index.html

Administration et communication : Nathalie : 06 85 92 63 14 Email : accueil@yinetor.com

https://dragonceleste.medium.com/les-huit-vaisseaux-extraordinaires-et-le-qigong-daoyin-95a48f9719ad

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Qigong Samoëns été 2021 Neidan Gérard Edde

Neidan de la Porte du Dragon

Introduction au Qigong alchimique (Neidan)

Samoëns en Haute-Savoie 2 au 4 Juillet 2021

L’alchimie taoïste est pratiquée en Chine dès la période Han occidentaux par des membres des courants philosophique chinois qui constitueront le taoïsme. L’alchimie est à l’origine de nombreuses méthodes à but similaire : médecine, gymnastique daoyin, respirations ou méditations.

Les alchimistes exercent longtemps, indépendamment et en petits groupes maitre-disciples sans constituer de grandes écoles. Des courants centrés sur l’alchimie interne apparaissent sous les Tang et surtout sous les Jin/Song avec Quanzhen, l’une des grandes écoles taoïstes du XIIème siècle à nos jours. En fait l’alchimie interne constitue une étude avancée et passionnante du Qigong.

Cette simple pratique taoïste mêle habilement :

Les postures assises du Daoyin de Longmen

L’ouverture des 3 centres (Dantian)

Les 8 postures statiques du Dôme d’Or

La méditation de l’ouverture des 5 portes

Et ceci dans le cadre magique de la vallée de Samoëns au milieu des sept montagnes du Feng Shui.

Références : Traité de Qigong – Editions Dangles

http://www.lesguidesdudragon.fr

Inscriptions et renseignements pratiques

Horaires : Vendredi : 13h30/18h – Samedi/dimanche : 9h/12h -14h/17h

Reçu et certificat de stage délivrés lors du stage

Responsable Communication : Nathalie : 06 85 92 63 14 – Int. : 0033 6 85 92 63 14

Lieu du stage : Dojo – Espace le Bois aux Dames – A l’orée du village de Samoëns (Haute-Savoie)

Situé à une altitude idéale (720 m) en Haute-Savoie dans un site exceptionnel entouré d’un écrin de montagnes et de cascades. (Pratique en intérieur dans un magnifique dojo, vue panoramique sur la nature) – Nature à l’état pur à cette saison !

Alchimie interne et Qigong

Conférence en ligne de Gérard EDDE

Le 17 mai 2021 à 19 heure 30

Inscription

https://www.unionproqigong.com/prochaine-confy%EF%BF%BDrence-le-17-mai-594-fr.html

Gerard Edde nous dévoile dans cette conférence l’apport et la valeur des anciennes méthodes d’alchimie interne (Neidan) dans le Qigong contemporain à la lumière des enseignements de l’école de la porte du dragon (Longmen).

Il y abordera les principes utiles et précieux de l’alchimie interne et leur application dans le Qigong.

  • La valeur du rythme et de l’amplitude dans le Qigong taoïste (Yin – Yang : la fausse évidence)
  • Contraste entre l’utilisation de l’intention ou de l’imagination ( Yi vs Yinian )
  • Le chaudron et la pilule dans la pratique (le Dan)
  • Différence entre la perception naturelle et la visualisation (Tigre et Dragon)
  • La respiration peut-elle être retenue, contrôlée ou laissée libre
  • Le feu et l’eau dans la pratique (inversion du coeur et des reins)

Ces principes basiques seront appliqués dans un exercice simple d’approche du Neidan.

Le point Taiji

Le point Taiji est le point neutre au cœur duquel il n’y pas d’intention , juste la présence des forces Yin et mouvement (Yang).

C’est un point ou l’on exerce aucun calcul mental, aucun contrôle, aucune force volontaire.

Surement pas le Yi volontariste des modernes, mais peut-être le Yizi antique, la vision, la perception, la conduction.

Mais ce point est multiple et peut se situer n’importe ou sur le trajet circulaire d’un mouvement ou d’un non-mouvement.

En fait le point Taiji est le cœur de la pratique et seul le pratiquant peut savoir ou il se trouve.

Un jury extérieur sera forcément subjectif sur ce sujet.

C’est ce que l’on nomme « autocorrection » et ce qui montre que la pratique taoïste n’est en aucun cas collective ni même codifiée : « la forme est vide, le vide est forme ».

G.E

« Alchimie traditionnelle, Qigong moderne », par Gérard Edde

Les conférences en ligne de la FAEMC

Vendredi 4 décembre de 19h à 20h

Auteur de nombreux ouvrages passionnants, Gerard Edde nous dévoile dans cette conférence l’apport et la valeur des anciennes méthodes d’alchimie interne (Neidan) dans le Qigong contemporain à la lumière des enseignements de l’école de la porte du dragon (Longmen). Il y abordera les principes utiles et précieux de l’alchimie interne et illustrera leurs applications dans le Qigong et les arts martiaux internes. 

Ouvrages de référence :

La Médecine énergétique Gérard Edde (Editions Grancher – Collection ABC)

Traité de Qigong Gérard Edde (Editions Dangles – Collection Références)

Inscriptions: 

https://www.helloasso.com/associations/federation-des-arts-energetiques-et-martiaux-chinois/evenements/conference-alchimie-traditionnelle-qi-gong-moderne

A paraître : Nouveau traité d’ayurvéda

Aux sources de la tradition

Gérard Edde

Guy Trédaniel Editeur

430 pages

Ce livre est le fruit d’une somme d’enseignements reçus depuis 1975 à Bombay (Mumbai) puis dans beaucoup d’autres endroits du monde depuis ce premier contact. Ce n’est en aucune manière un ouvrage exhaustif sur le vaste sujet de l’Ayurvéda. Loin d’être une annexe du Yoga, l’Ayurvéda constitue une branche à part entière de la tradition des Veda indépendante du Yoga. ce livre est une somme d’informations inédites, oubliées ou méconnues qui se révéleront utiles pour les thérapeutes du bien-être et des médecines douces .

Je ne peux que remercier les différents enseignants et experts qui m’ont instruit des fondements d’une science traditionnelle remarquable : Dr Chandrasekhar Thakur, Dr Dwivedi, Dr Trivedi, Dr Balaji Tambe, Dr Battacttacharya, Dr Vasant Lad, Lama Trogawa Rimpoche…

L’ayurvéda est la « connaissance de la vie », un savoir profond et spirituel, hérité de l’Inde ancienne.

Les légendes disent que les anciens sages de l’Inde en reçurent la révélation des déités lors de leurs méditations profondes (Samadhi). Ces paroles furent ensuite transmises oralement de maître à disciples jusqu’à ce qu’elles fussent couchées par écrit par Charaka et Sushruta quelques siècles avant notre ère (400 à 200 avant J.-C.).

La science ayurvédique s’intéresse au bon déroulement de cette cohabitation. Le grand classique Charaka Samhitadéfinit cette cohabitation de la conscience avec les éléments matériels.

L’ancien système de l’ayurvéda était traditionnellement divisé en huit branches traditionnelles qui sont toujours utilisées comme base actuelle dans les collèges ayurvédiques :

  1. Les désordres des yeux, de la gorge et des oreilles (Shalakya Tantra) : une spécialité particulièrement développée par Sushruta.
  2. Les maladies des enfants (Kaumara Bhritya) : y sont abordées la grossesse, la conception et l’étude de la constitution de l’enfant.
  3. La thérapie interne (Kayachikitsa) : partie principale de l’ayurvéda, elle décrit avec force détails les relations entre l’esprit et le corps, les trois humeurs constitutives (Dosha), les six étapes morbides qui mènent à la maladie et les méthodes naturelles de soin et de prévention (plantes, aliments, méthodes d’élimination, massages…)
  4. L’étude des substances toxiques (Vishagara-Vairodh Tantra), dans laquelle on trouve les premières descriptions des effets nocifs de la pollution sur l’air et sur l’eau.
  5. La chirurgie (Shalvya Tantra) ; développée par Sushruta, celle-ci n’est plus pratiquée, bien entendu, dans le cadre ayurvédique. Un groupe de chirurgiens américains a cependant choisi le nom de Sushruta pour rendre hommage à ce premier chirurgien connu, comme d’autres rendent hommage à Hippocrate.
  6. La psychologie ayurvédique (Bhuta Vidya) : les premiers textes ayurvédiques décrivent avec précision nombre de troubles de l’esprit et leurs causes spirituelles.
  7. L’eugénisme prénatal (Vajikarana) : cette section s’intéresse surtout au renforcement des fonctions de reproduction ou à la transmutation des énergies sexuelles pour les renonçants.
  8. La revitalisation (Rasayana) : l’art de prolonger la vie afin de parfaire la réalisation spirituelle (Moksha) dans cette incarnation. La plupart des grands toniques de l’ayurvéda y sont employés en cures précises et limitées dans le temps.

Dans l’Inde actuelle, l’ayurvéda a retrouvé ses lettres de noblesse, elle est représentée au ministère de la Santé et dans les universités médicales.

Marchez sur vos cendres encore fumantes

Ma Zu :

« Croyez-moi, votre cœur est le Bouddha en personne. Votre cœur et votre esprit sont le Bouddha. »

« Bodhidharma lui-même, venant de l’Inde, ne transmit pas d’autre enseignement principal pour vous encourager à vous ouvrir et à vous connaître : le Dharma du cœur. «  

Pour illustrer son enseignement, il employa cette stance du Lankavatara sutra, de peur que les gens de cette époque ne fassent pas confiance à ses propres paroles :

« Votre cœur est le maître, aucun autre Dharma n’est la porte. »

Celui qui pratique ce Dharma ne devrait rien demander d’autre. En dehors du cœur, il n’y a pas de Bouddha, en dehors du Bouddha, il n’y a pas de cœur.

Ne vous attachez pas au bien, ne craignez pas le mal. Ne vous attachez pas aux deux extrêmes, le bien et le mal. Sachez que la nature des actes négatifs est elle aussi vide.

Quoi que vous attrapiez dans votre main, la seconde d’après c’est une chose différente qui s’y trouve. Cela est dû au fait que rien n’existe intrinsèquement.

Ainsi les trois mondes sont l’expression d’un seul cœur.

Si vous voyez les formes, vous connaissait le fond du cœur. S’il n’y a pas de forme, il n’y a pas de cœur.

Vous devez agir sans hésitation au moment adéquat, cet acte judicieux sera l’expression de la vérité.

La nature de la Bodhi est la même. Ce qui naît du cœur est la forme, la forme est vide, ce qui est né est non né.

Si vous comprenez mes paroles, alors vous pouvez manger, vous vêtir, respirer, agir avec justesse et au bon moment. Il n’y a rien d’autre à dire, rien d’autre à discuter avec qui que ce soit.

Je viens de vous donner mes instructions, écoutez maintenant cette stance :

« Au centre du cœur agissez avec en harmonie. La Bodhi – l’éveil – n’est rien d’autre. Libre des faits et des vérités. Née et non née. »

Après un silence pesant, un moine se leva et demanda :

« Comment pratiquer selon le Dharma ? ».

Ma Zu répondit brièvement :

« Le Dharma n’a rien à voir avec le fait de pratiquer ou de ne pas pratiquer.

Si l’on pratique pour atteindre le Dharma c’est que l’on suit la voie des auditeurs.

Si l’on ne pratique pas c’est que l’on suit la voie du commun des mortels. »

Le moine surenchérit :

« Comment puis-je comprendre le Dharma ? »

Cette fois, Ma Zu développa sa réponse en un enseignement fulgurant :

« Notre propre nature contient tout. Pour pratiquer, on a seulement besoin de se trouver en dehors de la pression d’avoir à agir bien ou mal.

Bien agir, éviter le mal, scruter la vacuité, s’asseoir et atteindre l’éveil, tout ceci porte l’empreinte de la main de l’homme.

Si vous cherchez à l’extérieur de vous, élaborez des plans, convoitez de l’avancement, vous utilisez votre intellect et la ruse pour conquérir les trois mondes.

C’est ainsi que l’on plonge dans les racines du Samsara, la roue des naissances et des morts.

Par contre, si vous ne vous identifiez à aucune pensée, vous empruntez le chemin qui vous sauve du Samsara. Vous posséderez l’incomparable joyau du Roi du Dharma. »

Vies après vies, années après années, jours après jours, les conceptions ordinaires et illusoires du commun des mortels contribuent à incarner cette entité formée d’un corps et d’un l’esprit, semblant bien réelle et qui est cependant illusoire.

Un sutra dit :

« Considérez toutes les conditions (Dharma) qui forment mon corps. Lorsqu’elles sont présentes, cela prouve seulement que ces dharma existent. Lorsque ce corps cesse d’exister, cela est dû au fait que ces conditions ont cessé d’exister.

Quand ce corps existe, ne dites pas que j’existe. Quand ce corps a cessé son existence ne dites pas que je suis mort.

Le passé, le présent, le futur ne sont pas séparés, ils existent dans la sphère paisible, hors de toute naissance et de toute mort, dans l’empreinte de l’océan de l’éveil.

Cet océan contient tous les dharma, toutes les conditions, tous les courants. Si l’on goutte à un seul de ces courants, on connaît tous les autres. Reste dans l’océan, tu connaîtras tous les courants, tous les dharma qui convergent en lui. C’est pourquoi ceux qui pratiquent le Dharma, ceux que l’on nomme « illuminés » peuvent êtres obscurcis, tandis que les êtres ordinaires peuvent être éveillés.

Les pratiquants du Dharma peuvent oublier que la nature de Bouddha n’a pas de grades, pas de mesure quantitative. Ils font le bien pour obtenir des mérites, ils s’agrippent à la vacuité. Huit mille vies, deux mille vies peuvent être consacrées à la vacuité, en réalité ce n’est qu’obscurcissement. Les Bodhisattvas voient ces êtres coincés dans la gangue de leur prison terrestre, englués dans la vacuité, leur nature de Bouddha dissimulée.

Si quelqu’un écoute le Dharma promulgué par un être déjà éveillé, il n’a pas besoin de parcourir la voie graduelle, il lui suffit d’accepter ce qui est déjà sa véritable nature.

Ceux qui sont encore dans le rêve voient la réalisation comme une possibilité. Pour ceux qui sont éveillés, le rêve ne peut exister individuellement, chaque être de l’infini des vies baigne au milieu de la nature de l’éveil.

Au cœur de l’éveil, se vêtir, se nourrir, discuter, user des cinq sens, agir, recevoir, tout est Dharma.

Au contraire, si vous vous attachez aux mots, aux aspects tangibles et que vous ne voyez pas au-delà des choses, vous engendrez beaucoup de Karma. Regardez au-delà, de façon à comprendre votre propre cœur.

Plutôt que de chercher des pouvoirs magiques, marchez sur vos cendres encore fumantes, comme des Bodhisattvas !

Si vous vous attachez aux écritures, vous pourrez les commenter vie après vie sans jamais en finir. Au bout du compte, vous aurez encore plus de chaînes à enlever.

Mais si vous comprenez le cœur sacré, vous n’aurez plus à vous soucier de rien. Restez là simplement, et faites attention.

Ce court sermon de Ma Zu résume bien toute la philosophie de l’école du Chan. Le sens du mot chinois cœur (Xin) est difficile à traduire car, il désigne à la fois le cœur physique et l’esprit. De même, le mot sanskrit Dharma est employé par Ma Zu à la fois dans le sens de Voie, de condition ou de pratique formelle bouddhiste.

Gérard Edde

Extrait des Légendes Chan

Légendes Chan: De l’éveil spontané (Les guides du Dragon) eBook: Edde, Gérard: Amazon.fr

Légendes Chan

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Dans ces contes populaires ou lettrés, le lecteur côtoiera des méditants hauts en couleur, des sages éveillés soudainement, des moines à l’humour décapant, des énigmes spirituelles qui n’ont de réponse que dans la vacuité créatrice.

Il découvrira également les principes spirituels du Chan à l’origine du Zen japonais.

Cet ouvrage est une nouvelle version remaniée et illustrée des contes du Zen originel publiés à la Table Ronde en 2002.

Plus de vingt illustrations accompagnent cet ouvrage.

Format : Format Kindle

Taille du fichier : 5638 KB

Nombre de pages de l’édition imprimée : 113 pages

Utilisation simultanée de l’appareil : Illimité

Editeur : Les guides du Dragon – Gérard Edde (24 juin 2020)

La prophétie inévitable de Shao Yong

Shao Yong

En ce temps-là, Shao Yong devint célèbre dans toute la Chine pour ses prédictions étonnantes.

Il avait étudié le Yi Jing et tous les textes taoïstes de divination avec édition.

On venait le voir pour lui demander toutes sortes de conseils : familiaux, stratégiques, politiques. Mais il continuait cependant à être passionné par son art.

Un jour, pour se distraire et vérifier son don, il fit une divination sur une belle lampe en porcelaine qu’il venait d’acquérir.

Il fit de savants calculs a partir de la date d’achat de cette lampe. Il calcula les quatre piliers du destin – Ba Zi – de la date d’achat : l’heure, le jour, le mois et l’année de l’acquisition de l’objet.

Puis il se référa à l’interprétation du Yi Jing et des trigrammes. Il en déduit que cette lampe serait cassée tel jour et à telle heure ! Il nota cela avec amusement dans ses tablettes.

Le jour venu, il plaça la lampe sur une table devant ses yeux, et se demanda par quel miracle cette lanterne pourrait être abîmée.

Il se posta en observateur devant la lanterne une heure avant l’heure prévue de sa destruction et attendit avec scepticisme…

Au bout d’une heure, la lampe n’avait toujours pas bougé et Shao Yong s’apprêtait à se lever de sa chaise lorsque son épouse entra brusquement dans la pièce, furibonde.

Elle l’apostropha en ces termes :

« Fainéant ! Que fais-tu depuis une heure, assis sur cette chaise ? Je pensais que tu étais au moins en train de travailler ou d’étudier ! »

Shao Yong n’eut même pas le temps d’ébaucher une excuse, sa femme cogna la table et la lampe explosa en mille morceaux sur le sol.

Shao Yong ne put s’empêcher d’ébaucher un sourire qui lui valu une nouvelle vague de réprimandes : il venait de confirmer son talent au prix d’une lampe en porcelaine !

Shao Yong (1011-1077) fut un sage, et un philosophe, il élabora le système métaphysique du Daoxue, mouvement connu à tort sous le nom de néo-confucianisme, mais de fait taoïste. Le point de départ de ce système est le Yijing ou Livre des Changements). Shao Yong trouve dans l’ancienne science divinatoire les bases d’une nouvelle cosmologie Shao Yong propose une nouvelle une interprétation de l’histoire selon ce système basé sur des cycles cosmiques. Il établit une observation des êtres pour en découvrir l’élément transcendant (Guanwu) sorte de discipline de l’esprit proche des techniques d’introspection taoïste (Fanguan). Il laisse aussi des poèmes d’une spontanéité et d’une simplicité surprenantes.

Gérard Edde

Extrait de :Légendes du Tao: Immortels, Ermites, Magiciens, Chamanes, Guérisseurs (Guides du Dragon t. 2) eBook: Edde, Gérard: Amazon.fr