A paraître : Nouveau traité d’ayurvéda

Aux sources de la tradition

Gérard Edde

Guy Trédaniel Editeur

430 pages

Ce livre est le fruit d’une somme d’enseignements reçus depuis 1975 à Bombay (Mumbai) puis dans beaucoup d’autres endroits du monde depuis ce premier contact. Ce n’est en aucune manière un ouvrage exhaustif sur le vaste sujet de l’Ayurvéda. Loin d’être une annexe du Yoga, l’Ayurvéda constitue une branche à part entière de la tradition des Veda indépendante du Yoga. ce livre est une somme d’informations inédites, oubliées ou méconnues qui se révéleront utiles pour les thérapeutes du bien-être et des médecines douces .

Je ne peux que remercier les différents enseignants et experts qui m’ont instruit des fondements d’une science traditionnelle remarquable : Dr Chandrasekhar Thakur, Dr Dwivedi, Dr Trivedi, Dr Balaji Tambe, Dr Battacttacharya, Dr Vasant Lad, Lama Trogawa Rimpoche…

L’ayurvéda est la « connaissance de la vie », un savoir profond et spirituel, hérité de l’Inde ancienne.

Les légendes disent que les anciens sages de l’Inde en reçurent la révélation des déités lors de leurs méditations profondes (Samadhi). Ces paroles furent ensuite transmises oralement de maître à disciples jusqu’à ce qu’elles fussent couchées par écrit par Charaka et Sushruta quelques siècles avant notre ère (400 à 200 avant J.-C.).

La science ayurvédique s’intéresse au bon déroulement de cette cohabitation. Le grand classique Charaka Samhitadéfinit cette cohabitation de la conscience avec les éléments matériels.

L’ancien système de l’ayurvéda était traditionnellement divisé en huit branches traditionnelles qui sont toujours utilisées comme base actuelle dans les collèges ayurvédiques :

  1. Les désordres des yeux, de la gorge et des oreilles (Shalakya Tantra) : une spécialité particulièrement développée par Sushruta.
  2. Les maladies des enfants (Kaumara Bhritya) : y sont abordées la grossesse, la conception et l’étude de la constitution de l’enfant.
  3. La thérapie interne (Kayachikitsa) : partie principale de l’ayurvéda, elle décrit avec force détails les relations entre l’esprit et le corps, les trois humeurs constitutives (Dosha), les six étapes morbides qui mènent à la maladie et les méthodes naturelles de soin et de prévention (plantes, aliments, méthodes d’élimination, massages…)
  4. L’étude des substances toxiques (Vishagara-Vairodh Tantra), dans laquelle on trouve les premières descriptions des effets nocifs de la pollution sur l’air et sur l’eau.
  5. La chirurgie (Shalvya Tantra) ; développée par Sushruta, celle-ci n’est plus pratiquée, bien entendu, dans le cadre ayurvédique. Un groupe de chirurgiens américains a cependant choisi le nom de Sushruta pour rendre hommage à ce premier chirurgien connu, comme d’autres rendent hommage à Hippocrate.
  6. La psychologie ayurvédique (Bhuta Vidya) : les premiers textes ayurvédiques décrivent avec précision nombre de troubles de l’esprit et leurs causes spirituelles.
  7. L’eugénisme prénatal (Vajikarana) : cette section s’intéresse surtout au renforcement des fonctions de reproduction ou à la transmutation des énergies sexuelles pour les renonçants.
  8. La revitalisation (Rasayana) : l’art de prolonger la vie afin de parfaire la réalisation spirituelle (Moksha) dans cette incarnation. La plupart des grands toniques de l’ayurvéda y sont employés en cures précises et limitées dans le temps.

Dans l’Inde actuelle, l’ayurvéda a retrouvé ses lettres de noblesse, elle est représentée au ministère de la Santé et dans les universités médicales.

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